Le marché rassemble des structures très différentes sous une même appellation : agences de communication venues du support imprimé, studios de développement, cabinets de conseil, indépendants regroupés en collectif. Toutes présentent la même liste de compétences sur leur site. La différence se voit aux réalisations, aux références vérifiables et à la façon dont elles répondent à une demande imprécise, ce qui est le cas de presque toutes les demandes.
Un projet mobilise rarement un seul métier : conception d'interface, développement, rédaction, référencement, publicité en ligne, maintenance. Une agence peut couvrir l'ensemble en interne, sous-traiter une partie, ou se concentrer sur un domaine. Aucune de ces organisations n'est meilleure en soi, mais elle doit être annoncée. La question utile porte sur les personnes qui travailleront réellement sur le projet, leur disponibilité et l'interlocuteur unique chargé du suivi. Une agence qui présente en réunion des profils que l'on ne reverra jamais ensuite pose un problème.
C'est le point où les litiges se concentrent. Le nom de domaine doit être déposé au nom de l'entreprise cliente, avec ses coordonnées comme contact propriétaire, et jamais au nom de l'agence. Les accès à l'hébergement, aux outils de mesure d'audience, à la console de recherche et aux comptes publicitaires appartiennent au client, qui doit en disposer dès l'ouverture. Le contrat précise qui détient les droits sur le code produit sur mesure, sur les visuels et sur les textes, et ce qui se passe en fin de relation. Une agence qui refuse de céder ces éléments enferme son client, quelle que soit la qualité de son travail.
Un forfait convient aux projets bien définis, une facturation au temps passé aux missions évolutives ; le mélange des deux dans un même devis annonce des discussions. Le contrat fixe le périmètre, le calendrier, les modalités de recette, le nombre de retours inclus et les conditions de maintenance après mise en ligne. Les objectifs se traduisent en indicateurs mesurables et connus des deux parties, nombre de demandes de contact, coût d'acquisition, positions sur un ensemble de requêtes suivi dans le temps. Sans point de départ mesuré, aucune progression ne pourra être démontrée ni contestée.